Tout savoir sur les troubles bipolaires

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Nous avons tous des variations de l’humeur et du moral, mais à partir de quel moment ces changements d’humeur sont-ils caractéristiques d’un trouble bipolaire ?

Ce qui fait la spécificité du trouble bipolaire est la souffrance psychique engendrée par les variations de l’humeur qui peuvent handicaper la personne dans ses relations sociales et dans sa vie professionnelle.

Qu’est-ce que la bipolarité ?

La bipolarité est une maladie mentale qui touche un pourcentage de la population relativement important, les statistiques officielles estiment qu’il y a 1% de personnes touchées, mais dans la réalité il y a 3% de la population qui présentent des troubles bipolaires. La majorité de ces personnes sont suivis médicalement et ont un traitement médicamenteux, mais bien souvent les traitements ne sont pas adaptés à leur problématique psychologique. Nous pensons que les professionnels de santé (médecin et psychiatre) et les psychologues doivent être sensibilisés aux troubles bipolaires afin d’améliorer la prise en charge de ces patients. Il faut un meilleur diagnostic et encourager l’individu à consulter un psychiatre s’il fait état d’une variation de l’humeur. En complément d’un suivi médical, il est également recommandé d’entreprendre une psychothérapie avec un psychologue.

L’origine historique des troubles bipolaires

La maladie est connue depuis Hippocrate qui avait déjà décrit les deux aspects cliniques majeurs du trouble bipolaire que sont la manie, correspondant à un état d’excitation psychique très important, se manifestant par une euphorie excessive, une toute puissance intellectuelle, des troubles du sommeil, ou au contraire une irritabilité ou des colères inappropriées. Sur l’autre versant, la mélancolie est la forme la plus grave de la dépression.

Au 19ème siècle, ce sont les aliénistes français qui ont les premiers décrit ce que l’un appelait la folie circulaire ou la folie à double forme. Le terme de folie est resté très longtemps dans le jargon clinique de la psychiatrie, ces différentes appellations ont laissé des traces dans la représentation collective des troubles bipolaires.

A la fin du 19ème siècle, le psychiatre allemand Kraepelin décrit l’alternance d’accès maniaques et d’accès dépressifs par l’appellation de folie maniaco-dépressive. Plus tard au début des années 20, un psychiatre français transforme le terme de folie en psychose, ce qui ne changeait pas radicalement les choses. Ce terme n’étant pas beaucoup plus rassurant. On appelle désormais les variations de l’humeur les troubles bipolaires, ces termes font suite aux travaux de psychiatres américains qui se sont rendus compte que des individus peuvent être porteurs de variation cyclique de l’humeur pathologique sans que cela prenne des aspects tragiques comme la véritable manie ou la véritable mélancolie.

Les troubles bipolaires ne sont pas une fatalité

Le message que nous souhaitons véhiculer dans cet article c’est l’idée que les personnes touchées par cette maladie mentale ne sont pas bipolaires, mais porteur d’un trouble bipolaire, ce qui n’est pas du tout la même chose. En effet, si l’on considère que l’on est bipolaire, ce fardeau pathologique est inscrit dans notre destin et signifie que l’on sera malade toute sa vie.

Effectivement, la bipolarité est une affection invalidante dans certaines périodes de son existence, mais il est important de préciser qu’il y a d’autres périodes de sa vie qui ne le sont pas.

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